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Mon voisin jetait ses sachets de thé sur mon balcon


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Le lendemain matin, tout était prêt

Le matin suivant, je me suis levée plus tôt que d’habitude.

À 6 h 55, j’étais déjà installée sur mon balcon.

Je tenais une tasse de café dans une main et mon téléphone était posé à portée de main.

Autour de moi, tout était calme.

Je n’avais aucune intention de monter frapper une quatrième fois à la porte de l’appartement 4B.

Je n’avais plus rien à lui expliquer.

Il savait parfaitement ce que je lui reprochais. Je le lui avais dit à plusieurs reprises, en restant polie.

Il savait également que ses sachets avaient déjà taché certains de mes effets personnels.

Malgré cela, il avait continué.

J’attendais donc tranquillement, en buvant mon café.

À 7 h 03, un bruit a attiré mon attention.

Quelqu’un bougeait sur le balcon au-dessus du mien.

Puis j’ai entendu sa porte coulissante s’ouvrir.

Je suis restée silencieuse.

Je connaissais suffisamment sa routine pour savoir ce qui risquait de suivre.

Une minute plus tard, sa main est apparue au-delà de la rambarde.

Un petit objet pendait entre ses doigts.

C’était un sachet de thé.

Cette fois, je n’allais pas simplement ramasser son déchet

J’ai vu sa main s’avancer et le sachet être lâché dans le vide.

Le geste était le même que les jours précédents.

Depuis son balcon, il semblait agir comme si personne ne se trouvait en dessous.

Mais cette fois, la situation était différente.

Je n’allais pas simplement soupirer, ramasser le sachet et le jeter à la poubelle, comme je l’avais fait tant de fois auparavant.

J’étais préparée.

Après trois demandes polies, plusieurs affaires tachées et cette remarque moqueuse selon laquelle je devrais m’estimer heureuse que ce ne soit « que du thé », j’avais décidé de ne plus laisser la situation se répéter sans réagir autrement.

Je n’avais pas oublié son rire, ni sa façon de refermer la porte alors que j’essayais simplement de lui parler.

Mais je n’avais pas non plus oublié mon intention : agir sans violence, sans dégradation et sans provoquer une nouvelle dispute.

Le sachet venait de quitter ses doigts.

Mon téléphone était à portée de main.

Et mon voisin du dessus était sur le point de découvrir pourquoi j’avais passé une grande partie de la veille à tout préparer.

Après des semaines de patience, je n’avais plus l’intention de lui demander une quatrième fois de respecter mon balcon.


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