unique visitor counter

ADVERTISEMENT

La nuit où une maman ours a trouvé refuge dans notre grange… et a serré nos petits chevreaux contre elle


ADVERTISEMENT

Gb
ADVERTISEMENT

Je ne peux pas savoir exactement ce qui s’est passé dans la tête de cette maman ours lorsqu’elle a découvert notre bâtiment.

Peut-être avait-elle senti l’odeur de la paille.

Peut-être avait-elle entendu les petits bêlements qui venaient de l’intérieur.

Ou peut-être cherchait-elle simplement un endroit protégé pour mettre son bébé à l’abri de la tempête.

Ce que je sais, c’est qu’elle a trouvé un passage et qu’elle est entrée avec prudence.

Les chèvres ont probablement été surprises par cette immense silhouette qui se déplaçait dans l’obscurité.

Mais la mère ours ne semblait pas chercher à s’approcher d’elles pour les attaquer. Elle voulait surtout trouver un coin tranquille.

Elle a avancé lentement dans la paille, son petit tout près d’elle.

Puis elle s’est installée dans un espace suffisamment abrité, à l’écart du courant d’air.

Son ourson s’est immédiatement blotti contre son ventre.

La maman a baissé la tête et l’a entouré de ses pattes.

Après une nuit aussi froide, elle avait enfin trouvé un endroit où se reposer.

Autour d’elle, les chevreaux ont peu à peu retrouvé leur calme.

Certains se sont rapprochés de la paille chaude. D’autres sont restés près de leurs mères.

Dans cette scène paisible, il y avait quelque chose de profondément touchant : deux espèces différentes partageaient le même abri, chacune cherchant simplement à rester au chaud.

Je ne sais pas si les chèvres comprenaient qu'elles avaient affaire à un animal sauvage.

Je ne sais pas non plus si elles avaient conscience de la présence du petit ourson.

Mais, au matin, ce que j’ai découvert m’a laissée sans voix.

Lorsque j’ai ouvert la porte, j’ai d’abord aperçu une masse sombre au milieu de la paille.

Mon cœur s’est mis à battre très fort.

Puis j’ai distingué les oreilles rondes, le museau et les grandes pattes.

C’était un ours.

Une maman ours.

J’ai immédiatement reculé d’un pas.

Je savais qu’un animal sauvage, surtout une mère accompagnée de son petit, pouvait être dangereux si elle se sentait menacée.

Je n’ai pas essayé de m’approcher.

Je n’ai pas appelé les chèvres.

Je suis simplement restée à distance, derrière la porte, en observant cette scène extraordinaire.

La maman ours dormait profondément.

Son ourson était blotti contre elle, presque entièrement caché dans sa fourrure.

Et tout autour, nos chevreaux semblaient avoir trouvé leur place.

Un petit chevreau blanc dormait près de son épaule.

Un autre, brun et blanc, était couché à quelques centimètres de ses pattes.

Plus loin, deux petits étaient serrés l’un contre l’autre dans la paille.

J’ai senti mes yeux se remplir de larmes.

La veille encore, j’avais souhaité que nos animaux passent la nuit au chaud.

Je n’aurais jamais imaginé qu’une mère ours viendrait partager leur abri.

Mais, derrière cette image attendrissante, je savais qu’il fallait rester prudente.

Une maman ours peut devenir extrêmement protectrice lorsqu’elle pense que son petit est menacé.

Je ne voulais surtout pas la surprendre ni la pousser à réagir.

J’ai donc reculé lentement, sans faire de bruit, et j’ai refermé la porte derrière moi.

Je savais qu’il fallait demander conseil aux personnes compétentes pour gérer cette rencontre avec un animal sauvage.


ADVERTISEMENT


ADVERTISEMENT